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NOUVELLES
La voie à suivre – Visions autochtones au Sénat
21 juin 2017

Les jeunes sont agents du changement – leurs histoires offrent une vision pour aller de l’avant. Les jeunes leaders autochtones reconnus dans le cadre de cette initiative sont impliqués dans le renforcement et la transformation de leurs communautés. Leur engouement pour bâtir une nouvelle relation entre le Canada et les peuples autochtones m’a inspiré et je suis ravi d’avoir pu participer à cette importante discussion. — George J. Furey, président du Sénat

Leurs présentations ont été émouvantes, enthousiastes et enrichissantes. Elles ont donné au comité un regard nouveau à inclure dans notre étude. — La sénatrice Lillian Eva Dyck, présidente du Comité sénatorial des peuples autochtones

J'ai été frappé par la passion qui les anime à un si jeune âge et j'admire la façon dont ils mettent leurs expériences et compétences à profit afin de promouvoir leur culture et bonifier leur communauté.
— Le sénateur Dennis Patterson, vice-président du Comité sénatorial des peuples autochtones, vu ici avec une aînée inuite, Manitok Thompson, la sénatrice Nancy Greene Raine, et la famille de Thompson (droite à gauche).

Le 7 juin, neuf jeunes leaders autochtones de partout au pays sont venus raconter leurs réussites aux sénateurs, et proposer leur vision pour bâtir de nouvelles relations entre le Canada et les Premières Nations, les Inuits et les Métis à l’occasion du forum « Visions autochtones au Sénat 2017 » sur la colline du Parlement.

Il s’agit de la deuxième fois que le Sénat rassemble des jeunes autochtones pour entendre leurs opinions sur ces nouvelles relations.

L’événement de cette année s’est basé sur une tradition débutée l’an dernier à l’occasion du Mois national de l’histoire autochtone, alors que les membres du Comité sénatorial des peuples autochtones ont invité 12 jeunes leaders autochtones de tous les coins du pays à venir parler des changements positifs survenus dans leurs communautés. Tant les sénateurs que les jeunes leaders ont trouvé l’expérience enrichissante, à un point tel que le comité a décidé de répéter cette l’expérience. Un nouveau volet s’est ajouté cette année, sous la forme d’ateliers sur la réconciliation auxquels ont participé plus d’une cinquantaine de jeunes autochtones et non autochtones de la région d’Ottawa.

La journée « Visions autochtones au Sénat 2017 » a débuté par une cérémonie d’ouverture dans le foyer du Sénat. La sonnerie traditionnelle qui convoque les sénateurs a cédé sa place à une cérémonie de purification par la fumée des Premières Nations, à l’allumage d’une lampe qulliq inuite et à une gigue métisse, unissant ainsi les participants à ce forum intergénérationnel et transculturel. La sénatrice Lillian Eva Dyck ainsi que les sénateurs Dennis Patterson et Murray Sinclair se sont joints à un groupe d’Aînés afin d’accueillir les jeunes dans la chambre du Sénat pour les allocutions d’ouverture.

Plus tard, durant leur journée sur la colline, les jeunes leaders ont eu l’occasion de rencontrer les leaders au Sénat, y compris le Président du Sénat George J. Furey, le représentant du gouvernement Peter Harder, le leader des libéraux au Sénat Joseph A. Day, le leader de l’opposition au Sénat Larry Smith et la facilitatrice du Groupe des sénateurs indépendants Elaine McCoy.

Pour terminer, les jeunes leaders ont témoigné devant le comité. Vous pouvez voir leur témoignage plus bas.

La cérémonie d’ouverture de l’événement « Visions autochtones au Sénat 2017 » a débuté par une cérémonie de purification par Elaine Kickonsway, une aînée cri (bannière), une gigue métisse par Angelique Belcourt (à gauche), l’allumage d’un qulliq par Manitok Thompson, une aînée inuite (au centre), ainsi qu’un chant et du tambourinage par Danielle Lanouette, Brittany Picody et Gabrielle Fayant-Lewis (à droite).

 

Les jeunes leaders ont rencontré le sénateur Peter Harder, représentant du gouvernement au Sénat, le sénateur Joseph A. Day, leader des libéraux au Sénat, et la sénatrice Elaine McCoy, facilitatrice du groupe des sénateurs indépendants (à gauche) avant de témoigner devant le Comité sénatorial des peuples autochtones (au centre et à droite).

D’année en année, le Sénat accueille une nouvelle cohorte de jeunes leaders autochtones !

 

RENCONTREZ LES JEUNES LEADERS

 

Andrea Andersen

Andrea est une Inuk de Makkovik (Nunatsiavut) de 25 ans qui vit actuellement à Iqaluit (Nunavut). Durant sa jeunesse, sa maison était toujours pleine d’enfants en famille d’accueil; c’est donc dire qu’elle a appris très tôt l’importance de redonner aux autres et les changements positifs que cela peut entraîner. Au cours de la dernière année, Andrea s’est jointe à des manifestants qui s’opposaient à la construction d’un barrage hydroélectrique au Labrador afin de forcer le gouvernement provincial à écouter les préoccupations des peuples autochtones. Elle travaille également sur une série de livres pour enfants en Inuktitut afin de garder cette langue bien vivante et vibrante pour la prochaine génération d’Inuits.


Jacquelyn Cardinal

Jacquelyn, 26 ans, est Nehiyaw originaire de Sucker Creek, au territoire visé par le Traité no 8 (Alberta) et vit maintenant à Edmonton. Elle gagne sa vie en établissant des ponts entre les Autochtones et les non‑Autochtones et en faisant avancer les causes des Autochtones grâce à son entreprise de communication stratégique en ligne : Naheyawin. Par l’intermédiaire de celle-ci, elle aide les organismes et les entreprises autochtones à transmettre leurs messages à un public plus vaste et elle crée des liens entre Autochtones et non‑Autochtones grâce à une mobilisation créative en ligne.


Perry Kootenhayoo

Perry Kootenhayoo, 30 ans, vient de la Première Nation sioux d’Alexis Nakota et vit aujourd’hui à Edmonton. Depuis qu’il a subi une lésion de la moelle épinière qui a changé sa vie, Perry a bâti des relations avec des patients Autochtones comme non‑Autochtones récemment blessés, au Spinal Cord Injury Alberta. Perry a étudié les multimédias autochtones au Northern Alberta Institute of Technology et a travaillé au sein de groupes communautaires de YOUCAN (Jeunes du Canada) ainsi que des clubs garçons et filles de l’Alberta.


Modeste McKenzie

Modeste, 22 ans, est un Déné et Métisse originaire de La Ronge (Saskatchewan) qui vit aujourd’hui dans le village nordique d’Air Ronge (Saskatchewan). Après le suicide de quatre adolescents dans sa région à l’automne 2016, Modeste a été embauché par la Bande indienne du Lac La Ronge en tant que travailleur chargé du soutien aux jeunes. Il a travaillé sans relâche pour mettre sur pied des programmes parascolaires, des soirées de danse sans drogue et sans alcool, des soirées de jeux de mains autochtones traditionnels et un carnaval pour aider les jeunes de sa communauté à amorcer leur guérison.


Tiffany Monkman

 

Tiffany, 30 ans, est une Métisse de Winnipeg, qui consacre sa carrière à travailler avec la communauté autochtone dans le secteur financier. Après avoir servi comme présidente de l’Association of Aboriginal Commerce Students (Association des étudiants Autochtones en commerce) à la Asper School of Business, elle a travaillé à la Banque des Premières Nations du Canada et pour le programme Aboriginal Business Education Partners (Les partenaires Autochtone en éducation commerciale). En partenariat avec la chaire Purdy Crawford d’études commerciales autochtones de l’Université du Cap-Breton, elle sert de mentor pour des élèves autochtones d’écoles secondaires.


Jennifer O’Bomsawin

Jennifer est Wendat et Abénaquise d’Odanak (Québec) âgée de 22 ans. Détentrice d’une majeure en sciences politiques de l’Université de Sherbrooke, elle a été élue comme porte‑parole féminine du Réseau jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador en août 2015, et elle est représentante au sein du Conseil national des jeunes de l’Assemblée des Premières Nations. Depuis qu’elle s’est jointe au conseil, elle s’emploie à trouver des solutions à la crise du suicide à laquelle sont confrontées de nombreuses communautés des Premières Nations.


Stephen Puskas

Stephen, 34 ans, est Inuk de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) et vit aujourd’hui à Montréal. Il s’emploie à créer des ponts entre communautés autochtones et non-autochtones depuis qu’il a déménagé dans le sud. Il a entre autres organisé le tout premier festival de film inuit à Montréal ainsi que des discussions et des conférences à l’Université Concordia et à l’Université McGill. Son travail dans ce secteur a favorisé de nouvelles approches envers la représentation autochtone au Québec et dans les institutions culturelles canadiennes. Il a également travaillé pour le Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone de la région du Grand Montréal ainsi que pour Vigie Autochtone, un partenariat entre la police de Montréal et la communauté autochtone urbaine de Montréal.


Holly Jane Sock

Holly, 26 ans, est Mi’kmaq de la Première Nation d’Elsipogtog (Nouveau-Brunswick) aujourd’hui agente de la GRC en poste au sein de la Première Nation de Tobique (Nouveau-Brunswick). Holly utilise sa magnifique voix pour dynamiser la langue Mi’kmaq. Elle a chanté des chansons traditionnelles et contemporaines traduites en Mi’kmaq lors de nombreuses compétitions et de nombreux événements, notamment les championnats autochtones de hockey, des cérémonies de remise de diplômes d’écoles secondaires et de collèges locaux, le concours Maritime Idol de 2008 et les championnats mondiaux d’athlétisme de l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme. Elle a aussi enregistré un album de comptines en Mi’kmaq, qui est encore utilisé dans le cadre des programmes d’aide préscolaire autochtones pour aider les jeunes Mi’kmaq à apprendre leur langue.


Chris Tait

Chris, 25 ans, est membre de la Nation Gitxsan (Colombie-Britannique) et vit actuellement à Vancouver. Dès son jeune âge, il a été placé en famille d’accueil et, à l’âge de 15 ans, il a commencé à s’intéresser à la façon d’améliorer le système de familles d’accueil du Canada. Dans son travail, il cherche surtout à venir en aide aux jeunes en milieu urbain grâce à des initiatives comme Fostering Change, SafeTeen et le programme RISE. Il a également conseillé le ministère du Développement de l’enfance et de la famille de la Colombie-Britannique au sujet de sa trousse d’outils sur la mobilisation des jeunes.