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NOUVELLES
Photoreportage : À l’intérieur des prisons de la côte ouest du Canada
23 août 2018

Des membres du Comité sénatorial des droits de la personne ont mené une mission d’étude dans les pénitenciers de l’Ouest canadien et tenu des audiences publiques dans le cadre de leur étude sur les droits de la personne dans les prisons. Le présent photoreportage offre un rare aperçu de la vie des personnes qui vivent derrière les fils barbelés et les clôtures des prisons canadiennes.

Centre de guérison Stan‑Daniels
Edmonton (Alb.)

Des objets cérémoniels reposent sur une table dans une salle du <em>Stan Daniels Healing Centre</em>, qui procure un soutien aux hommes autochtones reconnus coupables d’un crime. Des programmes tels qu’« <em>In Search of your Warrior</em> » (« À la recherche de ton guerrier ») mettent l’accent sur la prévention de la violence; les leçons sont communiquées grâce à des cérémonies et des enseignements donnés par des anciens. L’objectif consiste à aider les hommes autochtones à assumer la responsabilité de leurs actions et à comprendre comment les mauvais traitements, les traumatismes intergénérationnels, le chagrin et les pertes qu’ils ont subies ont influé sur leur comportement.

Audiences et assemblées publiques, ACT Aquatic and Recreation Centre
Edmonton (Alb.)

À partir de la gauche, la présidente du comité, la sénatrice Wanda Thomas Bernard, et la sénatrice Kim Pate s’entretiennent avec Lisa Neve, autrefois considérée comme étant la femme la plus dangereuse du Canada. Elle a été emprisonnée pour une période indéfinie en 1994, après être devenue la deuxième Canadienne sur cinq seulement à faire l’objet d’une <a href='https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/cntrng-crm/crrctns/protctn-gnst-hgh-rsk-ffndrs/dngrs-ffndr-dsgntn-fr.aspx'>déclaration de délinquante dangereuse</a>. Cette désignation a été annulée en 1999, et Mme Neve a été libérée. Elle a témoigné devant le comité au cours d’une audience publique tenue à Edmonton.

Établissement d’Edmonton
Edmonton (Alb.)

À partir de la gauche, les vice-présidentes du comité, les sénatrices Jane Cordy et Salma Ataullahjan, et la sénatrice Pate se tiennent debout dans une cellule de l’unité des soins de santé, où les prisonniers sont placés avant de recevoir des soins médicaux. Les prisonniers ont souvent mentionné le manque de soins de santé au cours de leurs entretiens avec le comité.

La sénatrice Bernard regarde par une fenêtre d’une cellule de l’unité des soins de santé. Les prisonniers doivent attendre longtemps pour voir un médecin ou un dentiste, et il y a un manque de services de santé mentale. Voilà les thèmes qui sont revenus constamment dans les propos entendus par le comité.

Un prisonnier fait les cent pas dans une cour de récréation extérieure.

Un oiseau se perche sur un fil barbelé à lames entourant le périmètre de l’Établissement d’Edmonton.

Des représentants des prisonniers portent des sandales. Les hommes ont dit aux sénatrices : « Nous portons des sandales parce que nous n’avons pas besoin d’être prêts à combattre. » Ils disent que leur unité est une anomalie dans une prison désormais bien connue pour les mauvais traitements que les agents du service correctionnel s’infligent entre eux et auxquels ils assujettissent les prisonniers.

Établissement d’Edmonton pour femmes
Edmonton (Alb.)

Une prisonnière dans une unité des Sentiers autochtones à sécurité moyenne prépare des pommes de terre frites avec un couteau enchaîné. Elle préparait un repas pour elle et les dix autres femmes de son unité. Afin d’avoir le droit de vivre dans cette unité, les femmes doivent montrer à Service correctionnel Canada qu’elles sont prêtes et résolues à amorcer leur réhabilitation; après cette unité, la prochaine étape consiste pour la personne à être reclassifiée et à être transférée dans un établissement à sécurité minimale ou à être libérée.

À partir de la gauche, les sénatrices Bernard, Ataullahjan et Cordy rentrent tout juste dans une cellule d’une unité carcérale. Les prisonnières qui peuvent se permettre des ventilateurs les placent près de minuscules fentes dans les fenêtres pour essayer de combattre la chaleur étouffante; le personnel s’est plaint de la chaleur lui aussi. En raison des préoccupations relatives à la santé et à la sécurité, les bureaux du personnel doivent être climatisés, mais il n’existe pas de climatisation ailleurs dans les prisons.

Village de guérison Kwìkwèxwelhp
Harrison Mills (C.-B.)

Le Village de guérison Kwìkwèxwelhp est le seul établissement correctionnel au Canada où existe une maison longue, qui contribue grandement à la guérison et à la réhabilitation des prisonniers autochtones. Les cérémonies d’accueil des nouveaux résidents et les cérémonies d’adieu destinées au personnel qui part et aux prisonniers libérés ont lieu ici. Les sénatrices ont été honorées lors d’une cérémonie de couverture, ici, au cours de leur visite.

La sénatrice Cordy admire une peinture en préparation dans un atelier.

Un prisonnier sculpte un masque traditionnel en cèdre dans un atelier.

Établissement de Kent
Agassiz (C.-B.)

La sénatrice Pate dans une cour de récréation extérieure, dans l’unité d’isolement de l’établissement Kent.

La vue depuis une cellule d’isolement.

Établissement du Pacifique et Centre régional de traitement
Abbotsford (C.-B.)

Un prisonnier dans l’unité psychiatrique regarde la télévision dans une aire commune. Il a déclaré qu’il entendait souvent des voix dans sa tête. Quand on lui a demandé ce que les voix disaient, il a répondu qu’elles l’encourageaient à se faire du mal, mais qu’il faisait de grands efforts pour ne pas leur obéir.

La sénatrice Ataullahjan regarde dans une cellule utilisée pour les prisonnières qui ont été détenues involontairement en vertu du règlement sur la santé mentale dans une unité hospitalière de l’Établissement du Pacifique.

Vue d’une cellule de l’unité psychogériatrique, où sont logés des prisonniers âgés. Les cellules contiennent des accessoires adaptés tels qu’un siège de toilette élevé, des barres d’appui et un lit dont la hauteur est ajustable. Des prisonniers plus jeunes et valides se portent volontaires pour aider les prisonniers handicapés.

Les agents correctionnels éteignent les lumières à l’intérieur pour réduire les reflets quand ils regardent dans les cellules au cours du dénombrement cellulaire.

Établissement de la vallée du Fraser pour femmes
Abbotsford (C.-B.)

The Fraser Valley prison has a special partner program with the Langley Animal Protection Society called the “Doghouse”—a dog daycare and kennel where prisoners can learn job skills.

 

Audiences et assemblée publiques
Abbotsford (C.‑B.)

La sénatrice Pate donne l’accolade à une femme qui a témoigné devant le comité au cours d’une audience publique.

 

Établissement de Mission
Mission (C.-B.)

Cet homme dit qu’il lit le journal tous les matins à la bibliothèque afin de se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde extérieur.

Un téléphone public et des chaussures à l’entrée d’une unité d’habitation à sécurité minimale où vivent six hommes.

Emma’s Acres
Mission (C.-B.)

<em>Emma’s Acres</em> est une entreprise agricole sociale où les victimes et les personnes reconnues coupables de crimes violents travaillent côte à côte dans une ferme de 3,2 hectares. Les légumes cultivés là sont vendus à des marchés fermiers ou remis en dons aux familles des victimes d’homicide.